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L'Amour Gammé
par
Jean-Michel Thibaux
 Photo Jean-Michel Thibaux
Alors que je marchais avec Elyane et Fabien sur les rails menant à l'entrée d' Auschwitz I, le camp principal, créé près d'Oswiecim, l'idée sulfureuse d'écrire l'amour gammé me traversa l'esprit. Nous étions en 1988.
 Photo Jean-Michel Thibaux
En revenant à Paris, j'en parlais à mon éditeur, Olivier Orban qui, effrayé par l'ampleur et le thème du sujet me demanda d'attendre un peu.
 Ces survivants polononais chargeaient à cheval ou à pieds, lances et baïonettes pointées, les chars allemands (photo Jean-Michel Thibaux)
Le sujet devait retracer(doit relater) la vie d'Hitler à travers les regards des femmes qui l'ont aimé. Depuis plus de 20 ans j'accumule de la documentation et les angoisses.
 Photo Jean-Michel Thibaux
Comment faire revivre tous ces protagonistes, ressusciter ces morts sans tomber dans la démagogie et la complaisance? Hitler est-il viable dans un roman? En faire un homme, fût-il le serviteur du diable, n'est-il pas dangereux à un moment où nous sommes au bord de la troisième guerre mondiale?
 Photo Jean-Michel Thibaux
Me voici à la croisée des chemins, face aux Portes de la Mort, Le temps de la réflexion s'achève. Je dois tenter le Diable, mais cette aventure ne peut s'achever sans la collaboration d'une femme qui aura la force de me suivre dans l'horreur de cette fresque historique.
 Photo Jean-Michel Thibaux
Certains se font bâtir des forteresses dans les cimetières, mais ils ne peuvent pas échapper à leur destin.
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